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Nos conseils pour soutenir un enfant en difficulté scolaire

18 janv. 2021 .

Blog > Nos conseils pour soutenir un enfant en difficulté scolaire

Votre enfant ramène-t-il de mauvaises notes à la maison ? N’arrive-t-il pas à bien lire ni à apprendre que son école vous a fait part de ses difficultés ? Au lieu de paniquer et de le réprimander, connaissez d’abord l’origine du problème afin de comprendre et d’améliorer la situation.

Comment faire face aux difficultés scolaires de son enfant ?

Dès son entrée à la maternelle jusqu’à l’obtention de son bac, un enfant passe la plupart de son temps à l’école. La vie scolaire occupe ainsi une place importante dans son développement physique, psychologique et social. S’il y rencontre des soucis d’apprentissage, vous devez vous inquiéter, car ceux-ci peuvent cacher un problème sous-jacent.

Cela peut être de mauvaises notes ou un comportement inquiétant. Pour le savoir, discutez-en d’abord avec son instituteur ou son enseignant, ensemble, vous pouvez en détecter l’origine. En effet, durant sa scolarité, votre enfant vit différents changements physiques et psychologiques susceptibles d’engendrer chez lui des difficultés scolaires à court ou à long terme. Demandez-vous alors s’il s’agit d’un souci :

  • médical, mental, physique ou sensoriel,
  • de vue, d’audition,
  • psychologique,
  • ponctuel...

La découverte à temps, dès la classe primaire, des problèmes médicaux permet de les prendre en charge le plus rapidement possible. Ainsi, l’enfant ne se sentira pas écarté de ses camarades de classe et peut continuer sa scolarité.

Au cas où il ne veut même pas y aller pour apprendre, il peut avoir de sérieuses raisons. Aussi, ne l’y obligez pas sous aucun prétexte, demandez l’aide d’un pédopsychiatre ou d’un psychologue.

Si le problème est tout récent, car ne s’est jamais produit avant, la difficulté scolaire de votre enfant peut provenir d’une absence due à une maladie ou autre. Soyez ainsi attentif aux petits signes de dépression, s’ils ne sont pas traités à temps, ils peuvent entraîner une difficulté importante à suivre le programme scolaire.

Ce qu’on entend vraiment par difficultés scolaires

Ne parlez toutefois pas de difficultés scolaires tant que ceux-ci ne durent des mois ou une année. Faites de même s’ils n’impactent directement pas sur la capacité et la motivation d’apprentissage de votre enfant. Restez cependant vigilant et observez tous les signes qui peuvent en refléter une.

Le parcours scolaire n’est effectivement pas un long fleuve tranquille, il peut être jalonné de certaines difficultés. Ce sont celles-là mêmes qui permettent de booster les efforts des enseignants et des élèves. Un parcours scolaire trop calme rend paresseux, l’enfant tend à rêver, car il n’y a aucun défi auquel il doit faire face. Ce n’est qu’une fois qu’il se heurte à un obstacle qu’il fait mobiliser ses capacités de survie, comme il en est dans la vie de tous les jours.

Les éventuels freins à la réussite scolaire d’un enfant

Quand l’enfant est en classe de primaire, difficile également de parler d’échec scolaire, car il commence juste son apprentissage. En effet, le fait qu’il ne sait pas encore lire en fin de CP ne fait pas de lui un cancre. De même que n’avoir que 10 ou 9 de moyenne alors que l’un de ses amis a obtenu 14 ne fait pas de lui un raté. Certes, on peut parler de quelques soucis sans toutefois les aggraver. Pour cause, qualifier ses problèmes d’échec scolaire est la première raison qui empêche les enfants de bien vivre leur scolarité. Cela est valable pour près de 2/3 des filles et des garçons.

Leur mettre trop la pression risque ainsi de les démotiver encore plus. Aller à l’école leur semblerait ensuite comme une obligation ou une contrainte et non plus comme une occasion d’apprendre et de découvrir, etc.

Evitez ainsi de le dévaloriser, de le rabaisser, de le réprimander ou de le critiquer, vous ne réussirez qu’à le décourager encore plus. Essayez plutôt de vous mettre à sa place et considérer tous les facteurs qui peuvent constituer un frein à son envie de réussir à l’école. Quelle que soient ses difficultés : lecture, écriture et chiffres, tenez bon, accompagnez-le toujours dans les différentes étapes de sa vie scolaire.

Quand il est à l’école primaire

La classe de CP est une étape assez difficile pour certains enfants. Elle marque la fin de la maternelle, donc l’entrée dans la classe des grands où on va apprendre à lire et à écrire. Des troubles physiques caractérisés par des difficultés à s’exprimer, à bien entendre ou à apprendre peuvent ainsi apparaître. Ils doivent être décelés au plus tôt pour que l’enfant puisse bien entamer son entrée dans ce monde des grands. Fiez-vous pour cela à son livret scolaire, s’il a des difficultés à l’école, elles se répercuteront sur ses notes. Si c’est le cas, essayez toujours d’en connaître la cause au lieu de le gronder.

En effet, cela peut provenir de son instituteur (trice), de la manière d’enseigner de celui-ci, trop sévère ou trop laxiste. La maîtresse d’école peut aussi ne pas être assez attentive aux problèmes de compréhension de votre enfant.

Le souci peut aussi provenir de votre enfant lui-même qui n’a pas envie d’apprendre ni de grandir. Si vous le grondez pourtant sans cesse, il peut croire que vous le considérez comme un bon à rien. Faites dorénavant en sorte qu’il soit plus confiant en ses capacités d’apprentissage et à devenir autonome.

Par ailleurs, étudier attentivement son comportement à la maison peut vous aider à comprendre ce qui se passe là-bas :

  • Se réjouit-il en se préparant à l’idée d’aller à l’école ?
  • Parle-t-il de ses camarades de classe ou de ce qu’ils ont fait quand il rentre ?
  • Fait-il ses devoirs sans que vous ayez besoin de le lui demander ?
  • Est-il d’humeur joyeuse quand vous venez le chercher à l’école ?
  • S’exprime-t-il toujours bien quand vous lui demandez quelque chose ?
  • Arrive-t-il à construire une phrase quand il décrit une chose ?

Ce sont autant de questions dont les réponses doivent vous mettre la puce à l’oreille si négatives.

Quand il est au collège

Comme lorsqu’il est entré en classe CP, rejoindre le collège marque aussi un tournant décisif dans la vie scolaire de votre enfant. Il y découvre un nouvel environnement qui ne correspond pas du tout à ce qu’il a connu en classe de primaire. En effet, les élèves y sont plus nombreux, de même pour les professeurs qui changent par matière, de quoi le perturber et le dépayser un peu.

Son entrée au collège signifie aussi que votre enfant devient petit à petit un adolescent à partir de 12, 13 ou 14 ans. Son corps change, il commence à se sentir mal dans sa peau, à la recherche de sa véritable identité et souhaite devenir plus libre et plus indépendant. S’il était toujours docile quand en primaire, à l’âge de l’adolescence, il commence à contredire tout ce que vous lui dites et peut faire de même à l’école.

Quoi qu’il en soit, votre enfant doit pourtant s’adapter à ce nouvel environnement. Il doit s’habituer à changer de professeur ou de salle de classe à chaque matière et à devenir plus autonome. Il peut ainsi se sentir un peu abandonné, démotivé, livré à lui-même sans ses anciens camarades de classe. D’autant plus que ses relations amicales avec les autres collégiens ne sont pas au beau fixe comme à l’école primaire, etc. Son intérêt pour les études risque ainsi de diminuer, ce qui n’arrangera pas les choses avec ses parents.

Évitez dans ce cas de jouer son jeu en devenant également agressif envers lui, cela risque d’empirer la situation. Ne le rabaissez pas non plus en le qualifiant de paresseux ou de nul, essayez toujours de dialoguer avec lui pour savoir ce qui se passe vraiment. Cessez aussi de tout mettre sur le dos de l’un de ses professeurs ou autre quoique cela puisse être le cas. Au contraire, montrez que vous avez confiance en eux et en la capacité de votre enfant à réagir pour passer cette étape difficile.

Le punir en ce moment-là n’est pas non plus une bonne idée, car cela pourrait le renfrogner encore plus. La punition sera considérée comme un châtiment et non comme une solution pour l’encourager à faire mieux. Au cas où les difficultés scolaires s’aggravent, discutez-en avec un psychologue ou un pédopsychiatre. Ces professionnels vous aident à mieux appréhender la situation et à gérer de la meilleure manière qui soit votre enfant et ses problèmes scolaires.

Quand il est au lycée

En entrant au lycée, votre enfant est suffisamment mature pour s’y adapter facilement. Il se rend aussi compte que désormais, il doit faire des efforts pour lui en pensant à son avenir et non plus pour vous faire plaisir. Il doit ainsi savoir quel chemin prendre pour être indépendant et se prendre en charge lui-même une fois adulte. Cette prise de conscience commence bien avant le bac, mais aussi au moment où il doit choisir entre la série littéraire ou scientifique ou économique et sociale. L’enjeu est tellement important que cela peut provoquer chez votre progéniture des sentiments de doute ou d’angoisse irrépressibles. Évidemment, ceux-ci risquent de se répercuter sur ses résultats scolaires, la raison de le soutenir et de l’accompagner dans ses recherches.

Recourez aux cours de collectifs de soutien si vous remarquez que votre enfant manque de motivation et n’arrive pas à bien travailler en classe en ce moment-là. Ainsi, il pourra apprendre et faire ses révisions dans un tout autre endroit que la classe ou chez vous. Changer d’environnement peut en effet lui être bénéfique. Continuez toutefois à l’encourager d’une manière ou d’une autre pour qu’il soit de nouveau confiant en sa capacité à assimiler ses cours et à faire correctement ses exercices. Souvenez-vous de ce que vous avec vécu quand vous avez préparé votre bac, c’est ce que votre enfant est en train de vivre. En se sentant moins seul face à ces difficultés, il arrivera à s’en sortir.

Les causes psychologiques pouvant être à l’origine des difficultés scolaires d’un enfant

Outre ces problèmes d’adaptation, d’autres causes psychologiques peuvent aussi engendrer des difficultés scolaires chez votre enfant, la raison de les détecter également au plus tôt.

En effet, le manque de confiance en soi et la dépression sont autant de raisons qui peuvent bloquer les capacités d’apprentissage d’un enfant. Il en est de même pour les angoisses, le stress, l’anxiété ainsi que les TOC ou troubles obsessionnels compulsifs. Ceux-ci empêchent même le développement de l’intelligence, donc celui de la capacité d’apprentissage.

Que devez-vous faire dans ce cas ?

Parents et enseignants doivent apprendre comment se comporter dans de tels cas face à l’enfant. Évitez de lui montrer vos inquiétudes, car elles se répercuteront aussi sur lui. Dites-lui que vous avez confiance en lui et à ses enseignants pour sa réussite. Parlez-leur ainsi du cas de votre enfant, ils sauront sûrement comment faire pour motiver et encourager votre enfant à avancer de nouveau. Une fois qu’il fait des progrès, n’oubliez pas de le féliciter et de remercier ses enseignants, tout le mérite leur revient. Ne ressassez donc plus les erreurs passées, focalisez-vous sur les efforts entrepris afin de le motiver encore plus.

Les troubles mentaux pouvant entraîner des difficultés scolaires

Malheureusement, d’autres causes plus graves sont susceptibles d’engendrer des difficultés scolaires chez un enfant. On parle des troubles mentaux, les dys comme on les appelle et qui incluent :

  • la dyslexie,
  • la dyscalculie,
  • la dyspraxie,
  • Le TDA/H ou trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité

La dyslexie

La dyslexie est un trouble de l’apprentissage qui se manifeste par des difficultés à lire, à reconnaître et à reproduire le langage écrit. Elle retentit ainsi immanquablement sur la scolarité de l’enfant. Elle peut être jugée grave quand elle entraîne une différence de 18 mois à 2 ans entre l’âge de lecture de l’enfant et son âge réel. Si tel est le cas, demandez-lui ce qu’il n’arrive pas à bien distinguer et à bien lire et discutez-en avec son enseignant. Dans la plupart des cas, on peut guérir de la dyslexie à condition d’être pris en charge rapidement par un orthophoniste et un psychologue.

La dyscalculie

La dyscalculie se caractérise en outre pas des difficultés à compter et à apprendre la comptine des nombres ainsi qu’à dénombrer ou compter les objets un à un. Un enfant qui en est atteint n’arrive pas à compter sur ses doigts ni à mémoriser des tables. Quand il fait des calculs, il fait beaucoup d’erreurs et est très lent dans cette matière. Ce trouble peut apparaître même chez un enfant normal et ne présentant aucun déficit neurologique. Pouvant s’associer à une dyslexie, il impacte aussi fortement la capacité d’apprentissage d’un élève. Recourez aussi l’aide d’un orthophoniste pour effectuer une rééducation orthophonique accompagnée ou non d’une rééducation psychomotrice de votre enfant.

La dyspraxie

La dyspraxie, elle, se manifeste par une maladresse pathologique qui empêche l’enfant d’exécuter un mouvement demandé. Ce trouble du développement de la préprogrammation des gestes complexes peut le faire tomber et se cogner souvent comme il peut lui rendre difficiles les plus simples gestes quotidiens. C’est le cas pour s’habiller, se peigner ou utiliser les couverts. La maladie peut pourtant être détectée dès la maternelle ou à l’école primaire, la difficulté à lire étant aussi l’une de ses caractéristiques. Elle chamboule toutes les activités scolaires de l’enfant qui en est atteint, la raison de la traiter le plus rapidement possible. L’aide d’un psychomotricien, d’un psychologue et d’un conseiller pédagogique est de ce fait nécessaire pour la traiter.

Le TDA/H ou trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité combine 3 symptômes dont le déficit attentionnel, l’hyperactivité motrice et l’impulsivité. Cela signifie que l’enfant n’arrive pas à se concentrer sur une activité précise, ne peut pas rester tranquille et est souvent impulsif. Pouvant concerner 5 % des élèves en âge scolaire, le TDA/H est la cause de la moitié des échecs scolaires les plus graves. Pour le traiter, le recours à un psychologue, un psychomotricien, un orthophoniste est nécessaire. Cela signifie que seule, une prise en charge globale et multimodale permet d’y venir à bout. Un traitement médicamenteux peut aussi être nécessaire.

Ce que vous devez faire dans ce cas

Si votre enfant souffre de l’un de ses troubles, évitez de le réprimander encore plus. Ne le blâmez pas non plus en faisant allusion à ses passe-temps favori ou autre, ce n’est nullement sa faute s’il ne réussit pas à l’école. En réalité, il souffre également de ne pas pouvoir faire comme tous ses camarades de classe et lui rappeler sans cesse ses mauvaises notes ne fait qu’empirer son malaise.

Bref, essayez toujours de trouver les causes des difficultés scolaires de votre enfant. Vous pouvez pour cela discuter avec ses professeurs, ce, de la manière la plus calme qui soit. Le but est de connaître ce dont il a besoin pour améliorer ses résultats scolaires. Ayez aussi toujours confiance en lui, en sa capacité à faire mieux, ce passage à vide peut être passager après tout.

Si jamais, le problème perdure pourtant et qu’il vous dépasse, n’hésitez pas à consulter un spécialiste dans le domaine. Leur expertise a déjà aidé de nombreux enfants et parents se trouvant dans la même situation que vous.

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