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Comment gérer au mieux votre planning de tuteur scolaire en ligne ?

Arrivé au collège, tu dois prendre de nouvelles habitudes. Le temps où les cours étaient écrits au tableau par le professeur pour être recopiés est maintenant bien loin. Avec un débit de parole moyen de 150 mots par minute et un rythme de rédaction de maximum 30 mots à la minute, il est essentiel d’apprendre à écrire rapidement et donc de préparer une prise de notes efficace.

Prise de notes efficace : se concentrer sur l’essentiel

En effet, il est très difficile d’écouter attentivement les paroles d’un enseignant tout en écrivant chaque élément de sa leçon. Tu vas donc devoir faire des choix et te familiariser avec les méthodes de la prise de notes efficace tout en étant rapide et en n’oubliant pas les éléments les plus essentiels. Tout d’abord, il faut savoir que le rôle principal de la prise de notes est de ne garder que l’information importante. Si tu as tendance à trop écrire, voici comment optimiser ta prise de notes : • Note le plan du cours : c’est ce qui va te permettre de structurer ta prise de notes efficace • Note seulement les idées et les mots clés : il ne s'agit pas de tout apprendre par cœur mais de comprendre. Inutile donc de noter des phrases complètes. Va à l'essentiel (mots-clés, grandes idées, schémas, parenthèses...) • Note uniquement les idées qui te semblent essentielles à retenir ! Les chiffres, les dates, les définitions et les noms propres sont également des informations à ne pas négliger. • Note les exemples. Et non, ce ne sont pas des pauses ou des anecdotes sans importance ! C’est en notant ces exemples que tu arriveras à mieux retenir l’idée principale. Attention cependant à ne pas tous les noter. Si tu as compris l’idée clé avec un seul exemple, ce ne serait pas forcément utile de noter les suivants. • Note tout ce qui te semble difficile à retenir : Les dates historiques, les statistiques par exemple.

L’utilisation des abréviations pour une prise de notes efficace

Enfin, les fameuses abréviations ! Elles te feront gagner énormément de temps à l’écrit et te permettront une réelle prise de notes efficace. Elles peuvent être générales (comme « gvt » pour « gouvernement » ou « ex » pour « exemple ») mais aussi spécifiques à ta propre réflexion. N’hésite pas à définir tes propres moyens de raccourcir certains termes pour gagner du temps. Tu peux écrire toutes tes abréviations dans un carnet pour éviter les oublis. Ce sont tes notes, c’est à toi de décider ! Les mots longs souvent employés sont ceux pour lesquels tu dois trouver une abréviation en priorité. Avec cette méthode, ta prise de notes sera beaucoup plus rapide, te permettant de moins stresser pour suivre le rythme effréné d’un professeur, mais aussi de mieux te concentrer sur son discours et mieux retenir le cours ! L’équipe de School@Home est curieuse de vos conseils pour faciliter une prise de notes, n’hésitez pas à les partager en commentaires !

Nos conseils pour soutenir un enfant en difficulté scolaire

Votre enfant ramène-t-il de mauvaises notes à la maison ? N’arrive-t-il pas à bien lire ni à apprendre que son école vous a fait part de ses difficultés ? Au lieu de paniquer et de le réprimander, connaissez d’abord l’origine du problème afin de comprendre et d’améliorer la situation.

Comment faire face aux difficultés scolaires de son enfant ?

Dès son entrée à la maternelle jusqu’à l’obtention de son bac, un enfant passe la plupart de son temps à l’école. La vie scolaire occupe ainsi une place importante dans son développement physique, psychologique et social. S’il y rencontre des soucis d’apprentissage, vous devez vous inquiéter, car ceux-ci peuvent cacher un problème sous-jacent.

Cela peut être de mauvaises notes ou un comportement inquiétant. Pour le savoir, discutez-en d’abord avec son instituteur ou son enseignant, ensemble, vous pouvez en détecter l’origine. En effet, durant sa scolarité, votre enfant vit différents changements physiques et psychologiques susceptibles d’engendrer chez lui des difficultés scolaires à court ou à long terme. Demandez-vous alors s’il s’agit d’un souci :

  • médical, mental, physique ou sensoriel,
  • de vue, d’audition,
  • psychologique,
  • ponctuel...

La découverte à temps, dès la classe primaire, des problèmes médicaux permet de les prendre en charge le plus rapidement possible. Ainsi, l’enfant ne se sentira pas écarté de ses camarades de classe et peut continuer sa scolarité.

Au cas où il ne veut même pas y aller pour apprendre, il peut avoir de sérieuses raisons. Aussi, ne l’y obligez pas sous aucun prétexte, demandez l’aide d’un pédopsychiatre ou d’un psychologue.

Si le problème est tout récent, car ne s’est jamais produit avant, la difficulté scolaire de votre enfant peut provenir d’une absence due à une maladie ou autre. Soyez ainsi attentif aux petits signes de dépression, s’ils ne sont pas traités à temps, ils peuvent entraîner une difficulté importante à suivre le programme scolaire.

Ce qu’on entend vraiment par difficultés scolaires

Ne parlez toutefois pas de difficultés scolaires tant que ceux-ci ne durent des mois ou une année. Faites de même s’ils n’impactent directement pas sur la capacité et la motivation d’apprentissage de votre enfant. Restez cependant vigilant et observez tous les signes qui peuvent en refléter une.

Le parcours scolaire n’est effectivement pas un long fleuve tranquille, il peut être jalonné de certaines difficultés. Ce sont celles-là mêmes qui permettent de booster les efforts des enseignants et des élèves. Un parcours scolaire trop calme rend paresseux, l’enfant tend à rêver, car il n’y a aucun défi auquel il doit faire face. Ce n’est qu’une fois qu’il se heurte à un obstacle qu’il fait mobiliser ses capacités de survie, comme il en est dans la vie de tous les jours.

Les éventuels freins à la réussite scolaire d’un enfant

Quand l’enfant est en classe de primaire, difficile également de parler d’échec scolaire, car il commence juste son apprentissage. En effet, le fait qu’il ne sait pas encore lire en fin de CP ne fait pas de lui un cancre. De même que n’avoir que 10 ou 9 de moyenne alors que l’un de ses amis a obtenu 14 ne fait pas de lui un raté. Certes, on peut parler de quelques soucis sans toutefois les aggraver. Pour cause, qualifier ses problèmes d’échec scolaire est la première raison qui empêche les enfants de bien vivre leur scolarité. Cela est valable pour près de 2/3 des filles et des garçons.

Leur mettre trop la pression risque ainsi de les démotiver encore plus. Aller à l’école leur semblerait ensuite comme une obligation ou une contrainte et non plus comme une occasion d’apprendre et de découvrir, etc.

Evitez ainsi de le dévaloriser, de le rabaisser, de le réprimander ou de le critiquer, vous ne réussirez qu’à le décourager encore plus. Essayez plutôt de vous mettre à sa place et considérer tous les facteurs qui peuvent constituer un frein à son envie de réussir à l’école. Quelle que soient ses difficultés : lecture, écriture et chiffres, tenez bon, accompagnez-le toujours dans les différentes étapes de sa vie scolaire.

Quand il est à l’école primaire

La classe de CP est une étape assez difficile pour certains enfants. Elle marque la fin de la maternelle, donc l’entrée dans la classe des grands où on va apprendre à lire et à écrire. Des troubles physiques caractérisés par des difficultés à s’exprimer, à bien entendre ou à apprendre peuvent ainsi apparaître. Ils doivent être décelés au plus tôt pour que l’enfant puisse bien entamer son entrée dans ce monde des grands. Fiez-vous pour cela à son livret scolaire, s’il a des difficultés à l’école, elles se répercuteront sur ses notes. Si c’est le cas, essayez toujours d’en connaître la cause au lieu de le gronder.

En effet, cela peut provenir de son instituteur (trice), de la manière d’enseigner de celui-ci, trop sévère ou trop laxiste. La maîtresse d’école peut aussi ne pas être assez attentive aux problèmes de compréhension de votre enfant.

Le souci peut aussi provenir de votre enfant lui-même qui n’a pas envie d’apprendre ni de grandir. Si vous le grondez pourtant sans cesse, il peut croire que vous le considérez comme un bon à rien. Faites dorénavant en sorte qu’il soit plus confiant en ses capacités d’apprentissage et à devenir autonome.

Par ailleurs, étudier attentivement son comportement à la maison peut vous aider à comprendre ce qui se passe là-bas :

  • Se réjouit-il en se préparant à l’idée d’aller à l’école ?
  • Parle-t-il de ses camarades de classe ou de ce qu’ils ont fait quand il rentre ?
  • Fait-il ses devoirs sans que vous ayez besoin de le lui demander ?
  • Est-il d’humeur joyeuse quand vous venez le chercher à l’école ?
  • S’exprime-t-il toujours bien quand vous lui demandez quelque chose ?
  • Arrive-t-il à construire une phrase quand il décrit une chose ?

Ce sont autant de questions dont les réponses doivent vous mettre la puce à l’oreille si négatives.

Quand il est au collège

Comme lorsqu’il est entré en classe CP, rejoindre le collège marque aussi un tournant décisif dans la vie scolaire de votre enfant. Il y découvre un nouvel environnement qui ne correspond pas du tout à ce qu’il a connu en classe de primaire. En effet, les élèves y sont plus nombreux, de même pour les professeurs qui changent par matière, de quoi le perturber et le dépayser un peu.

Son entrée au collège signifie aussi que votre enfant devient petit à petit un adolescent à partir de 12, 13 ou 14 ans. Son corps change, il commence à se sentir mal dans sa peau, à la recherche de sa véritable identité et souhaite devenir plus libre et plus indépendant. S’il était toujours docile quand en primaire, à l’âge de l’adolescence, il commence à contredire tout ce que vous lui dites et peut faire de même à l’école.

Quoi qu’il en soit, votre enfant doit pourtant s’adapter à ce nouvel environnement. Il doit s’habituer à changer de professeur ou de salle de classe à chaque matière et à devenir plus autonome. Il peut ainsi se sentir un peu abandonné, démotivé, livré à lui-même sans ses anciens camarades de classe. D’autant plus que ses relations amicales avec les autres collégiens ne sont pas au beau fixe comme à l’école primaire, etc. Son intérêt pour les études risque ainsi de diminuer, ce qui n’arrangera pas les choses avec ses parents.

Évitez dans ce cas de jouer son jeu en devenant également agressif envers lui, cela risque d’empirer la situation. Ne le rabaissez pas non plus en le qualifiant de paresseux ou de nul, essayez toujours de dialoguer avec lui pour savoir ce qui se passe vraiment. Cessez aussi de tout mettre sur le dos de l’un de ses professeurs ou autre quoique cela puisse être le cas. Au contraire, montrez que vous avez confiance en eux et en la capacité de votre enfant à réagir pour passer cette étape difficile.

Le punir en ce moment-là n’est pas non plus une bonne idée, car cela pourrait le renfrogner encore plus. La punition sera considérée comme un châtiment et non comme une solution pour l’encourager à faire mieux. Au cas où les difficultés scolaires s’aggravent, discutez-en avec un psychologue ou un pédopsychiatre. Ces professionnels vous aident à mieux appréhender la situation et à gérer de la meilleure manière qui soit votre enfant et ses problèmes scolaires.

Quand il est au lycée

En entrant au lycée, votre enfant est suffisamment mature pour s’y adapter facilement. Il se rend aussi compte que désormais, il doit faire des efforts pour lui en pensant à son avenir et non plus pour vous faire plaisir. Il doit ainsi savoir quel chemin prendre pour être indépendant et se prendre en charge lui-même une fois adulte. Cette prise de conscience commence bien avant le bac, mais aussi au moment où il doit choisir entre la série littéraire ou scientifique ou économique et sociale. L’enjeu est tellement important que cela peut provoquer chez votre progéniture des sentiments de doute ou d’angoisse irrépressibles. Évidemment, ceux-ci risquent de se répercuter sur ses résultats scolaires, la raison de le soutenir et de l’accompagner dans ses recherches.

Recourez aux cours de collectifs de soutien si vous remarquez que votre enfant manque de motivation et n’arrive pas à bien travailler en classe en ce moment-là. Ainsi, il pourra apprendre et faire ses révisions dans un tout autre endroit que la classe ou chez vous. Changer d’environnement peut en effet lui être bénéfique. Continuez toutefois à l’encourager d’une manière ou d’une autre pour qu’il soit de nouveau confiant en sa capacité à assimiler ses cours et à faire correctement ses exercices. Souvenez-vous de ce que vous avec vécu quand vous avez préparé votre bac, c’est ce que votre enfant est en train de vivre. En se sentant moins seul face à ces difficultés, il arrivera à s’en sortir.

Les causes psychologiques pouvant être à l’origine des difficultés scolaires d’un enfant

Outre ces problèmes d’adaptation, d’autres causes psychologiques peuvent aussi engendrer des difficultés scolaires chez votre enfant, la raison de les détecter également au plus tôt.

En effet, le manque de confiance en soi et la dépression sont autant de raisons qui peuvent bloquer les capacités d’apprentissage d’un enfant. Il en est de même pour les angoisses, le stress, l’anxiété ainsi que les TOC ou troubles obsessionnels compulsifs. Ceux-ci empêchent même le développement de l’intelligence, donc celui de la capacité d’apprentissage.

Que devez-vous faire dans ce cas ?

Parents et enseignants doivent apprendre comment se comporter dans de tels cas face à l’enfant. Évitez de lui montrer vos inquiétudes, car elles se répercuteront aussi sur lui. Dites-lui que vous avez confiance en lui et à ses enseignants pour sa réussite. Parlez-leur ainsi du cas de votre enfant, ils sauront sûrement comment faire pour motiver et encourager votre enfant à avancer de nouveau. Une fois qu’il fait des progrès, n’oubliez pas de le féliciter et de remercier ses enseignants, tout le mérite leur revient. Ne ressassez donc plus les erreurs passées, focalisez-vous sur les efforts entrepris afin de le motiver encore plus.

Les troubles mentaux pouvant entraîner des difficultés scolaires

Malheureusement, d’autres causes plus graves sont susceptibles d’engendrer des difficultés scolaires chez un enfant. On parle des troubles mentaux, les dys comme on les appelle et qui incluent :

  • la dyslexie,
  • la dyscalculie,
  • la dyspraxie,
  • Le TDA/H ou trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité

La dyslexie

La dyslexie est un trouble de l’apprentissage qui se manifeste par des difficultés à lire, à reconnaître et à reproduire le langage écrit. Elle retentit ainsi immanquablement sur la scolarité de l’enfant. Elle peut être jugée grave quand elle entraîne une différence de 18 mois à 2 ans entre l’âge de lecture de l’enfant et son âge réel. Si tel est le cas, demandez-lui ce qu’il n’arrive pas à bien distinguer et à bien lire et discutez-en avec son enseignant. Dans la plupart des cas, on peut guérir de la dyslexie à condition d’être pris en charge rapidement par un orthophoniste et un psychologue.

La dyscalculie

La dyscalculie se caractérise en outre pas des difficultés à compter et à apprendre la comptine des nombres ainsi qu’à dénombrer ou compter les objets un à un. Un enfant qui en est atteint n’arrive pas à compter sur ses doigts ni à mémoriser des tables. Quand il fait des calculs, il fait beaucoup d’erreurs et est très lent dans cette matière. Ce trouble peut apparaître même chez un enfant normal et ne présentant aucun déficit neurologique. Pouvant s’associer à une dyslexie, il impacte aussi fortement la capacité d’apprentissage d’un élève. Recourez aussi l’aide d’un orthophoniste pour effectuer une rééducation orthophonique accompagnée ou non d’une rééducation psychomotrice de votre enfant.

La dyspraxie

La dyspraxie, elle, se manifeste par une maladresse pathologique qui empêche l’enfant d’exécuter un mouvement demandé. Ce trouble du développement de la préprogrammation des gestes complexes peut le faire tomber et se cogner souvent comme il peut lui rendre difficiles les plus simples gestes quotidiens. C’est le cas pour s’habiller, se peigner ou utiliser les couverts. La maladie peut pourtant être détectée dès la maternelle ou à l’école primaire, la difficulté à lire étant aussi l’une de ses caractéristiques. Elle chamboule toutes les activités scolaires de l’enfant qui en est atteint, la raison de la traiter le plus rapidement possible. L’aide d’un psychomotricien, d’un psychologue et d’un conseiller pédagogique est de ce fait nécessaire pour la traiter.

Le TDA/H ou trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité combine 3 symptômes dont le déficit attentionnel, l’hyperactivité motrice et l’impulsivité. Cela signifie que l’enfant n’arrive pas à se concentrer sur une activité précise, ne peut pas rester tranquille et est souvent impulsif. Pouvant concerner 5 % des élèves en âge scolaire, le TDA/H est la cause de la moitié des échecs scolaires les plus graves. Pour le traiter, le recours à un psychologue, un psychomotricien, un orthophoniste est nécessaire. Cela signifie que seule, une prise en charge globale et multimodale permet d’y venir à bout. Un traitement médicamenteux peut aussi être nécessaire.

Ce que vous devez faire dans ce cas

Si votre enfant souffre de l’un de ses troubles, évitez de le réprimander encore plus. Ne le blâmez pas non plus en faisant allusion à ses passe-temps favori ou autre, ce n’est nullement sa faute s’il ne réussit pas à l’école. En réalité, il souffre également de ne pas pouvoir faire comme tous ses camarades de classe et lui rappeler sans cesse ses mauvaises notes ne fait qu’empirer son malaise.

Bref, essayez toujours de trouver les causes des difficultés scolaires de votre enfant. Vous pouvez pour cela discuter avec ses professeurs, ce, de la manière la plus calme qui soit. Le but est de connaître ce dont il a besoin pour améliorer ses résultats scolaires. Ayez aussi toujours confiance en lui, en sa capacité à faire mieux, ce passage à vide peut être passager après tout.

Si jamais, le problème perdure pourtant et qu’il vous dépasse, n’hésitez pas à consulter un spécialiste dans le domaine. Leur expertise a déjà aidé de nombreux enfants et parents se trouvant dans la même situation que vous.

Comment maintenir un enseignement interactif à travers un écran ?

À ce début de l’année 2021, la reprise des cours en présentiel est encore incertaine pour de nombreux établissements scolaires et universitaires. Le défi reste, pour la plupart des enseignants et des professeurs, à continuer d’enseigner en dépit du confinement, via un écran. Comme celui-ci est jusque-là l’unique solution qui permet de continuer la scolarisation, ce, à tous les niveaux, il convient de le faire dérouler dans les meilleures conditions possible. Une préparation minutieuse s’impose ainsi, surtout du côté de l’enseignant pour faire participer les élèves au cours tels qu’il est en présentiel.  

Voici comment s’y prendre pour maintenir un enseignement interactif malgré les mesures de distanciation et l’adoption massive de l’enseignement en ligne.

Qu’est-ce un enseignement interactif ?

L’enseignement interactif est une méthode d’enseignement qui consiste à créer des débats et des échanges entre les élèves pendant le cours. Il favorise la compréhension des notions expliquées chez les élèves et permet résoudre dans l’immédiat les difficultés d’assimilation existantes. Pour cela, l’enseignant pose des questions auxquelles les élèves répondent après en avoir discuté entre eux. Cela leur permet d’apprendre à argumenter, à chercher plus d’informations et à donner leur avis à propos. L’enseignant peut ensuite savoir si ses élèves ont bien compris le cours ou s’il lui faut expliquer encore plus et donner des exemples.

En effet, il peut être difficile de savoir pendant un cours magistral si les étudiants en ont retenu quelque chose ou non. Il arrive aussi les enseignants souhaiteraient interagir un peu plus avec leurs élèves, mais il est difficile de le faire un par un. L’adoption de l’enseignement interactif permet de pallier ce problème en favorisant les débats et les échanges entre eux. Ainsi, sous l’assistance de l’enseignant, les élèves s’entraident pour mieux comprendre le cours et pourront affronter sereinement les partiels ou les examens.  

Comment fonctionne un enseignement interactif ?

Quand l’enseignant aborde un thème relativement difficile, pour s’assurer que les étudiants l’ont bien compris, il réalise un questionnaire à choix multiples. Les élèves y répondent un par un et de manière anonyme via un dispositif de vote : un boîtier spécifique ou leur smartphone respectif. Le formateur dispose ainsi d’un ensemble de réponses différentes qui, si divergent beaucoup, nécessite une concertation entre les élèves pour trouver les bonnes réponses. Après quelques minutes, ils votent de nouveau, le professeur reçoit un autre histogramme de réponses. Généralement, celui-ci laisse paraître une meilleure compréhension du cours, à l’enseignant ensuite de les commenter et d’en corriger certaines. S’il est possible de répéter plusieurs fois cette séquence pendant un cours, l’enseignant peut aussi n’en faire qu’une seule à la fin de celui-ci.

Quel est le matériel utilisé pendant un enseignement interactif en présentiel ?

Divers matériels permettent aux enseignants de réaliser les sondages de leur enseignement interactif. Le plus utilisé reste cependant le boîtier de vote spécialisé qui est le plus facile d’usage. Le smartphone lui suit de près depuis l’avènement de ces outils de connexion mobile. Les enseignants utilisent avec, une application intégrée au LMS utilisé par l’établissement scolaire ou universitaire et grâce à laquelle gérer le vote.

Smartphone, tablette ou PC portable et PC de bureau s’y prêtent ainsi, le LMS permettant même de poser divers types de questions. L’usage d’autres équipements numériques pendant le cours devient d’ailleurs plus aisé grâce à cet outil. On parle des nuages de tags dynamiques ou des autres applications web qui favorisent l’interaction entre les élèves et le formateur pendant le cours.

Quels sont les types de questions à poser ?

L’enseignement interactif ne peut pourtant pas être efficace sans des questions pertinentes. Ce sont les questions écrites et qui sont déjà posées lors des précédents examens et partiels. Elles peuvent aussi avoir déjà été utilisées dans un tout autre domaine se rapprochant du cours. Généralement, elles vont 2 par 2 après la présentation de 10 minutes environ d’un concept important du thème abordé. À chaque fois, elles sont ensuite suivies de débats et d’explications si nécessaire.

Avant d’adopter cette méthode d’enseignement interactif, il faut ainsi l’essayer avec une première série de questions pour voir comment réagissent les étudiants. On ne peut donc pas être sûr d’en recevoir immédiatement les bonnes réponses, l’important est d’habituer progressivement les élèves à cette méthode. L’enseignant doit ainsi éviter de mettre la pression, aussi bien de son côté que de celui des étudiants. En y allant doucement, il peut appréhender l’efficacité ou non de l’enseignement interactif chez ses élèves et pour son cours.

Comment adopter l’enseignement interactif via un écran ?

Il reste maintenant à savoir s’il est possible de pratiquer l’enseignement interactif à l’heure où l’enseignement à distance à travers un écran prend le pas sur celui présentiel.

Apparemment, au regard des nombreux outils des nouvelles technologiques existants et qui favorisent l’interaction à distance, cela peut se faire. Il suffit de se servir de ceux qui permettent aux étudiants de répondre en temps réel aux questions à choix multiples proposés. L’affichage des réponses permet ensuite de reprendre les points difficiles à comprendre et qui nécessitent de laborieuses explications.

Les outils numériques au service de l’enseignement interactif à distance

Certes, l’enseignement en ligne n’est pas le moyen d’apprentissage idéal pour un élève ou un étudiant. Pour cause, il n’offre pas le même environnement d’apprentissage que celui de l’enseignement en présentiel. En effet, à distance, enseignant et apprenti ne peuvent se voir en face à face que par le biais d’un écran. Cela peut réduire fortement les échanges entre les deux. Crise sanitaire oblige, tout le monde doit pourtant faire avec, quel que soit le niveau de classe à atteindre ou le diplôme à décrocher.

Pour y arriver, il est conseillé de se servir des différentes fonctionnalités disponibles afin de minimiser les côtés négatifs de l’enseignement à distance. On en cite le fait de ne pas pouvoir lever la main ni de poser des questions de vive voix en direct, etc.

En effet, les fonctionnalités offertes par ces outils innovants permettent de rapprocher un peu plus de l’ambiance d’un cours magistral, celle d’une classe virtuelle. La seule différence est que tout se fait en ligne, via des écrans, celui de l’enseignant et ceux des étudiants respectifs. Cela nécessite évidemment une connexion Internet haut débit et constante pour des échanges de qualité.

Un terminal de connexion fixe ou mobile

Aussi, les terminaux de connexion fixe ou mobile sont les premiers outils indispensables pour maintenir un enseignement interactif à travers un écran. Ils doivent être dotés d’une webcam performante qui permet de voir clairement l’interlocuteur à l’autre « bout du fil », ici, l’enseignant. Si la plupart de ces matériels en disposent une, ce n’est pas le cas des ordinateurs de bureau ou des Mac. Certaines webcams intégrées ne disposent non plus que d’une résolution et d’une qualité d’image assez basiques, ce qui nécessite le recours à d’autres webcams plus performantes. On en cite celles de 1920 x 1080 pixels ou de 4096 x 2160 pixels (4 K) qui offrent une image plus claire, nette et détaillée. Il convient aussi de la choisir dotée d’un microphone antibruit, surtout, si on travaille dans un environnement assez bruyant.

Même si certains enseignants stressent à l’idée de montrer leur visage aux élèves, ils ne doivent pas ainsi s’y désister. Retrouver un visage familier permet à certains étudiants de ne pas se sentir trop dépaysés quand ils doivent continuer leur apprentissage en ligne.

Un logiciel pour partager les documents

Pour maintenir un enseignement interactif à travers un écran, l’usage d’un logiciel dédié au partage de documents est de ce fait indispensable. L’enseignant peut en effet être amené à préparer divers documents textes, tableaux, images, audio, vidéo et autres pour une meilleure compréhension de ses cours. Comme la plupart d’entre eux sont prévus à être partagés avec les élèves, un outil de partage de documents est requis. Le professeur doit donc concevoir ceux-ci avec des mises en page et des polices parfaitement lisibles pour que les étudiants puissent bien les lire sur leurs différents écrans.

Un outil pour le partage d’écran

Il arrive aussi que pendant le cours, le professeur ait besoin de partager en temps réel avec ses étudiants le contenu de son écran. C’est le cas lors des recherches sur Internet ou pendant les démonstrations de mathématiques sous GeoGebra par exemple. Quand il y fait des remarques ou des commentaires, les élèves doivent immédiatement les voir afin de mieux comprendre le concept expliqué.

Il en est de même du côté des élèves, quand l’enseignant doit corriger en temps réel leurs exercices et devoirs. L’utilisation d’un outil de partage d’écran favorise ainsi les échanges entre le formateur et l’apprenti, comme lors d’un cours en salle de classe, en présentiel.

D’autres outils en faveur de l’enseignement interactif

D’autres outils et fonctionnalités avec lesquels animer les cours en ligne et favoriser la participation des élèves au cours existent encore. Le microphone en fait partie, qui permet à ceux-ci d’échanger entre eux sur les questions posées afin d’en trouver les bonnes réponses. En effet, suivant le logiciel utilisé, l’enseignant peut ouvrir les micros quand nécessaire, notamment lors des concertations entre élèves. Il peut aussi les fermer et ne les rouvrir qu’à la fin du cours pour récolter les questions des élèves et y répondre.

Grâce au bouton « lever la main » qui envoie un signal visuel, un élève peut demander la permission de prendre la parole ou de poser une question.

Le tchat ou la messagerie instantanée permet également de poser les questions ou d’y répondre sans devoir interrompre le cours. Avec cette fonctionnalité, l’enseignant favorise aussi l’interaction entre lui et les élèves.

Une bonne organisation pour favoriser l’interaction dans l’enseignement à distance

Pour que tous les élèves puissent pourtant être présents et participer au cours en ligne, une bonne préparation s’avère nécessaire. Cela permet à l’enseignant d’avoir le maximum d’audience, donc le maximum d’interaction.

Il doit en premier fixer une heure précise pour le cours à distance. En effet, les horaires des cours en ligne peuvent différencier de ceux de l’emploi du temps habituel en présentiel. L’enseignant doit ainsi en informer ses élèves des jours à l’avance et le leur rappeler la veille. Il doit aussi leur demander de se connecter 10 minutes avant le début de la visioconférence pour résoudre les éventuels problèmes de fonctionnement de micro ou autres. Il ne doit pas oublier de leur envoyer à temps le lien de connexion pour pallier d’autres soucis de connexion ou autre avant le début du cours. Ainsi, il évite les pertes de temps inutiles dans les menus réglages à faire tels que l’ajustement du volume du micro ou de l’inclinaison de la webcam, etc.

Si un cours avec un autre groupe d’élèves doit avoir lieu juste après, il doit suffisamment espacer les deux séances pour que les deux groupes ne se dérangent pas entre eux. D’ailleurs, une séance doit durer au maximum une heure, si au-delà, les élèves risquent de ne plus se concentrer à 100 %.

Le professeur doit ainsi leur fournir préalablement tout ce qu’il faut savoir à propos :

  • le thème à traiter,
  • les informations à chercher sur le Net,
  • les exercices à traiter,
  • si une interrogation orale ou écrite a lieu, etc.

Cela les incitera à faire des recherches préalables et à mieux s’y intéresser vu qu’ils en ont déjà une certaine idée. 

Les outils d’évaluation ou de sondage en ligne pour l’enseignement interactif via un écran

Un large panel d’outils innovants existe ainsi pour permettre à l’enseignant d’organiser au mieux son enseignement interactif à travers un écran. Ce sont des outils de sondage ou d’évaluation en ligne avec lesquels concevoir les séries de questions et recevoir leurs réponses.

Google Form

Google Form est l’un d’eux, une application web proposée par Google Drive et avec laquelle l’enseignant peut poser des séries de questions à ses élèves. Il y dispose de différents types de formulaires qu’il peut personnaliser à volonté. En les envoyant à ses élèves, il en obtient rapidement des réponses, une méthode qui ne demande guère de temps par rapport à l’usage de boîtiers. Il ne lui reste ensuite qu'à dresser les réponses sous forme de graphique et de leur renvoyer encore le formulaire selon le nombre des bonnes et mauvaises réponses reçues. Un simple compte Google permet d’y accéder, Google Form s’intègre d’ailleurs parfaitement avec Google Calssroom.

Google Document

Google Document en est un autre, un outil avec lequel faire réagir les élèves durant les cours à distance. En effet, en concevant ses documents avec cet outil, l’enseignant permet à ses élèves d’y réagir avec des commentaires ou des questions.

Cet outil facilite en outre la modification intelligente des textes et de leurs paragraphes. Il permet aussi l’ajout de liens et d’images aux documents afin de les rendre plus compréhensibles. Il les rend par ailleurs accessibles n’importe où et permet aux étudiants d’y travailler simultanément. Toutes les modifications apportées sont enregistrées automatiquement, son historique permet de consulter les versions antérieures des documents.

Survey Monkey

Survey Monkey, une autre application web permet aussi à un enseignant de créer des séries de questions pour évaluer la compréhension de ses cours par ses étudiants. Il est l’un des outils les plus utilisés actuellement, aussi bien des entreprises que des professionnels s’en servent pour connaître le taux de satisfaction de leurs clients. Les formateurs s’en servent aussi pour appréhender le niveau de compréhension de leurs formations par les apprentis. En fonction, ils améliorent leurs présentations ou les rendent encore plus explicites d’une manière ou d’une autre.

Quizlet

Avec Quizlet, un outil spécifiquement dédié à l’enseignement, un professeur peut créer des cartes mémo et des exercices interactifs. Grâce à lui, un élève peut aussi accéder aux fiches d’études créées par d’autres élèves via une simple recherche. Il facilite ainsi la révision en ligne de toutes les matières grâce aux différents modes de conception des fiches d’étude : apprendre, associer, écrire, dicter... Il peut afficher immédiatement ou plus tard les bonnes réponses afin de faire réfléchir les élèves. Sa version payante aide l’enseignant à la conception des quizz auxquels les élèves répondent via leur appareil numérique.

Classkick

Classkick est une application qui a le mérite d’être gratuite alors que peut être utilisée aussi bien sur un PC de bureau que sur les smartphones et les tablettes. Avec, un enseignant peut créer préalablement des questionnaires pour des simples exercices ou pour des évaluations. Il peut même y ajouter des liens URL, des textes, des vidéos ou autre, il lui suffit de communiquer aux élèves un code pour que ceux-ci puissent y accéder.

Grâce à cet outil, le professeur peut ainsi voir ce que chaque élève fait sur le document en question. Celui-ci y dispose d’un bouton avec lequel poser une question si quelque chose ne lui semble pas clair. Une fois que les élèves répondent aux séries de questions, l’enseignant accède d’emblée à un tableau de bord qui lui permet de voir l’évolution de chacun.

Cette application n’est toutefois disponible qu’en anglais, mais cela ne constitue pas un frein à son usage. Quoi qu’il en soit, l’enseignant peut s’en servir pour réviser le cours qui a été fait, ou vérifier ce que les élèves en ont retenu. L’outil peut aussi servir à effectuer une évaluation formative ou certificative ou encore à poser des questions et y répondre sur un texte, un audio ou une vidéo...

Malgré l’adoption de l’enseignement à travers un écran, il est toujours possible de le rendre interactif grâce à l’usage de ces outils qui ont déjà fait leurs preuves dans d’autres domaines. Sinon, comment faites-vous de votre côté ?